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INVESTIR DANS NOS FILLES, C’EST INVESTIR DANS L’AVENIR DE L’HUMANITÉ

Éducation, formation et dignité: pourquoi donner aux filles les moyens de développer pleinement leurs capacités constitue l’un des investissements les plus importants que les sociétés puissent faire pour leur avenir.

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ÉDITORIAL │ Semaine du 21 au 27 septembre 2026

Yvon Bonhomme │ Editor in Chief │ CPGNNews │ Regard Global, lecture depuis la Caraïbe.

Née dans la Caraïbe, Ouverte sur le Monde!

Il existe des investissements dont les résultats apparaissent rapidement. Une route nouvelle transforme un déplacement, un hôpital améliore immédiatement l’accès aux soins, une infrastructure énergétique peut modifier les possibilités économiques d’un territoire. Mais certains investissements produisent quelque chose de plus profond et de plus durable: ils augmentent les capacités humaines elles-mêmes. L’éducation appartient à cette catégorie. Et lorsque nous investissons dans l’éducation et la formation de nos filles, nous ne préparons pas seulement des parcours individuels. Nous élargissons les capacités futures de nos familles, de nos sociétés et, à une échelle plus vaste, de l’humanité.

Cette idée mérite d’être regardée au-delà des slogans. Une fille qui apprend à lire, à raisonner, à expérimenter, à créer, à exercer un métier ou à poursuivre des études supérieures acquiert bien davantage qu’un diplôme. Elle développe des outils qui lui permettent de comprendre son environnement, de prendre des décisions, de participer à la vie économique et civique, de transmettre des connaissances et de contribuer à résoudre les problèmes de son époque. L’éducation ne garantit pas à elle seule la réussite d’une société, mais elle augmente considérablement les possibilités dont cette société dispose pour construire son avenir.

Une salle de classe peut transformer bien davantage qu’un parcours individuel

Lorsque nous parlons d’éducation des filles, nous parlons souvent d’abord d’accès à l’école. C’est évidemment essentiel, mais ce n’est que le commencement. Une véritable politique éducative doit permettre à une fille d’entrer à l’école, d’y rester, d’y apprendre réellement, puis de poursuivre sa formation aussi loin que ses capacités, ses aspirations et les possibilités offertes par son environnement le permettent. L’ampleur du défi demeure considérable: selon l’UNESCO, 133 millions de filles dans le monde restent actuellement privées d’école, en raison notamment du manque de financement, des discriminations persistantes ou de politiques qui limitent leur accès à l’éducation.

L’objectif ne devrait donc pas être uniquement de compter les inscriptions scolaires. Il devrait être de savoir ce que les filles apprennent, quelles compétences elles acquièrent, quelles portes leur sont ensuite ouvertes et quelle place la société leur permet réellement d’occuper. C’est ici que l’éducation rejoint la formation. Une société peut scolariser davantage de filles tout en laissant subsister des obstacles qui limitent leur passage vers l’enseignement supérieur, les métiers qualifiés, la recherche, l’entrepreneuriat, les professions scientifiques, les responsabilités publiques ou les secteurs technologiques. L’investissement devient véritablement transformateur lorsqu’il accompagne toute la trajectoire: apprentissage, qualification, insertion, autonomie et participation.

La question n’est donc pas seulement de savoir combien de filles sont assises dans une salle de classe. Elle est aussi de savoir combien pourront, demain, devenir enseignantes, médecins, ingénieures, agricultrices, chercheuses, entrepreneures, artistes, magistrates, journalistes, techniciennes, dirigeantes ou créatrices, et combien pourront contribuer à inventer des métiers et des solutions que nous ne connaissons pas encore.

Scolariser les filles constitue un commencement, pas une destination

L’un des pièges du débat international consiste à considérer l’éducation comme une statistique plutôt que comme une trajectoire humaine. Derrière chaque taux de scolarisation se trouve une jeune fille qui possède une histoire, une intelligence, une curiosité, des talents et parfois une ambition dont personne autour d’elle ne mesure encore l’ampleur. Si elle abandonne l’école trop tôt, si elle n’a pas accès à une formation adaptée, si la pauvreté, l’insécurité, les responsabilités familiales ou d’autres obstacles interrompent son parcours, ce n’est pas seulement une personne qui perd une possibilité. La société perd aussi une capacité qu’elle aurait pu développer.

C’est pourquoi l’investissement doit être pensé sur le long terme. Une école accessible est fondamentale. Des enseignants bien formés le sont tout autant. Des infrastructures adaptées, des programmes de qualité, l’accès aux technologies, l’orientation professionnelle, la formation technique et professionnelle, l’enseignement supérieur et les possibilités d’emploi font partie du même continuum. Le véritable objectif n’est pas simplement de faire entrer les filles dans le système éducatif. Il est de leur permettre d’en sortir avec davantage de connaissances, de compétences, de confiance et de possibilités qu’elles n’en avaient en y entrant.

Cette dimension économique mérite d’être prise au sérieux sans réduire l’éducation à une simple question de rendement. Les analyses mondiales de la Banque mondiale montrent qu’en moyenne, une année supplémentaire de scolarité augmente les revenus des femmes d’environ 12 %, avec un rendement moyen encore plus élevé dans les pays à faible revenu. Ce chiffre ne résume évidemment pas la valeur de l’éducation, mais il montre concrètement qu’une année d’apprentissage supplémentaire peut renforcer à la fois les capacités individuelles et les possibilités économiques.

Derrière chaque réussite se trouve souvent une chaîne de confiance

Aucune politique publique ne peut, à elle seule, expliquer la réussite d’une jeune fille. Il y a souvent une famille qui l’a encouragée, une mère qui a insisté pour qu’elle poursuive ses études, un père qui a refusé qu’un vieux préjugé décide de son avenir, une enseignante qui a reconnu son potentiel, une institution qui lui a ouvert une porte, une bourse qui lui a permis de continuer, une communauté qui l’a protégée et parfois une personne qui lui a simplement dit qu’elle en était capable. Cette chaîne de confiance est une forme de capital social dont les statistiques rendent difficilement compte.

C’est pourquoi investir dans les filles implique également d’investir dans les environnements qui leur permettent de progresser. Une école peut transmettre des connaissances, mais une société doit aussi créer les conditions permettant à ces connaissances de devenir des capacités réelles. Lorsque la sécurité, la dignité, la liberté de penser, la protection contre les violences et l’accès aux opportunités font défaut, une partie du bénéfice de l’éducation risque de rester inexploité. L’éducation ne doit donc jamais être séparée de la dignité humaine.

Chaque talent que nous abandonnons représente une possibilité que nous ne connaîtrons jamais

Il est difficile de mesurer ce qu’une société perd lorsqu’une fille ne peut pas développer son potentiel. Nous pouvons comptabiliser les années de scolarité perdues. Nous pouvons mesurer les écarts d’accès à la formation, les différences de revenus ou la sous-représentation des femmes dans certains secteurs. Mais nous ne pouvons pas calculer précisément les découvertes qui n’auront jamais lieu, les entreprises qui ne seront jamais créées, les œuvres qui ne seront jamais écrites, les innovations qui ne verront jamais le jour ou les enfants qui ne bénéficieront jamais des connaissances d’une mère ayant elle-même reçu une formation de qualité.

Cette part invisible de la perte mérite d’être prise au sérieux. Lorsqu’une société empêche une personne de développer ses capacités, elle ne connaît jamais complètement ce qu’elle aurait pu apporter. Elle renonce donc à une possibilité avant même de savoir quelle valeur cette possibilité aurait pu avoir. Investir dans les filles constitue précisément l’inverse de cette logique: il s’agit de créer des conditions dans lesquelles davantage de talents peuvent émerger, se développer et être transmis.

Derrière les statistiques, il y a toujours une jeune fille qui espère

Les chiffres internationaux sont indispensables pour comprendre l’ampleur des inégalités, mais ils ne doivent jamais nous faire oublier les personnes qu’ils représentent. Une statistique sur l’abandon scolaire correspond à des milliers de parcours individuels. Une statistique sur l’accès à la formation correspond à des jeunes qui cherchent leur place dans le monde. Une statistique sur les inégalités économiques correspond à des familles qui prennent chaque jour des décisions difficiles concernant l’avenir de leurs enfants.

L’un des obstacles les plus persistants reste le mariage des enfants. Selon les données mondiales de l’UNICEF, environ 650 millions de femmes et de filles vivant aujourd’hui ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire. Le phénomène a reculé au cours de la dernière décennie, mais il demeure suffisamment répandu pour compromettre encore, dans de nombreux contextes, la continuité scolaire et les possibilités économiques de millions de filles.

C’est pourquoi la question de l’éducation des filles doit être abordée à la fois avec la rigueur des données et avec la conscience de la réalité humaine qui se trouve derrière ces données. Une politique publique peut être évaluée avec des indicateurs. Une civilisation, elle, se révèle aussi par ce qu’elle choisit de faire des capacités de ceux qui naissent avec le moins de possibilités.

De la Caraïbe au monde, un même enjeu humain

Sous le soleil de la Caraïbe, cette question possède une résonance particulière. Nos sociétés connaissent la puissance de l’éducation comme instrument d’émancipation, mais elles connaissent aussi les obstacles qui empêchent encore de transformer pleinement le talent en opportunité. Haïti, comme les autres pays de la région, doit continuer à réfléchir à la qualité de son système éducatif, à la formation professionnelle, à l’accès aux sciences et aux technologies, à l’insertion économique des jeunes et à la capacité de ses institutions à transformer l’éducation en véritables perspectives d’avenir.

Mais la Caraïbe n’est pas une frontière intellectuelle. Elle est notre point de départ. En Amérique latine, les réalités éducatives sont diverses et les progrès coexistent avec de profondes inégalités sociales et territoriales. En Afrique, les contextes nationaux et régionaux sont extrêmement différents, mais partout où l’éducation progresse, elle peut contribuer à élargir les possibilités professionnelles, scientifiques, économiques et civiques offertes aux nouvelles générations. Dans le Sahel, les crises sécuritaires et humanitaires peuvent bouleverser la continuité scolaire. Au Soudan, la guerre a profondément perturbé la vie des populations et l’accès aux services essentiels, y compris l’éducation. Dans de telles circonstances, maintenir une possibilité d’apprentissage ne représente pas seulement une continuité pédagogique. C’est aussi préserver un lien avec l’avenir.

Au Moyen-Orient, les trajectoires sont elles aussi multiples et ne peuvent être réduites à une seule réalité. Dans certaines sociétés, les filles accèdent à des niveaux élevés de formation et participent pleinement à la vie professionnelle et scientifique; dans d’autres contextes, les conflits, les déplacements, la pauvreté ou les restrictions institutionnelles limitent considérablement leurs possibilités. L’Afghanistan rappelle avec une particulière gravité ce qui se produit lorsqu’une partie de la population est durablement privée d’une éducation complète. En 2026, l’UNESCO estime à environ 2,4 millions le nombre de filles afghanes exclues de l’enseignement secondaire, l’Afghanistan demeurant le seul pays au monde où l’accès des filles et des femmes à l’éducation au-delà du primaire est formellement interdit.

Cette réalité permet de comprendre concrètement ce que signifie perdre une partie du potentiel humain d’un pays. Lorsque les filles et les femmes ne peuvent développer leurs connaissances et leurs compétences, la perte ne concerne pas uniquement leurs droits individuels. Elle réduit aussi la quantité de capacités humaines qu’une société peut mobiliser pour son propre développement.

En Asie également, les situations sont profondément diverses, des grandes métropoles aux communautés rurales. Les mêmes principes peuvent toutefois être observés: lorsque les filles disposent de possibilités réelles d’apprendre, de se former et d’exercer leurs compétences, elles peuvent participer plus largement à la vie économique, scientifique, culturelle et sociale. De Port-au-Prince à Dakar, de Bogotá à Kaboul, de Khartoum aux communautés rurales d’Asie, les contextes ne sont évidemment pas les mêmes. Les cultures, les institutions, les économies et les histoires diffèrent. Mais une question demeure universelle: que faisons-nous des capacités humaines qui existent déjà parmi nous?

C’est dans cette perspective que CPGNNews regarde le monde depuis la Caraïbe. Notre origine géographique constitue notre identité, mais elle ne limite pas notre regard. Nous sommes nés dans la Caraïbe pour dialoguer avec le monde, et non pour nous enfermer dans une seule géographie.

L’éducation comme transmission entre les générations

Il existe une autre dimension de l’investissement éducatif que les indicateurs économiques ne capturent qu’imparfaitement: la transmission. Une fille qui reçoit une éducation de qualité devient elle-même porteuse de connaissances. Elle peut les transmettre à ses enfants, à ses proches, à ses collègues, à ses élèves, à ses communautés. Elle peut modifier progressivement les attentes de son environnement et contribuer à faire évoluer ce que la génération suivante considérera comme possible.

Cette transmission ne signifie pas que les femmes doivent être réduites à leur rôle familial. Elle signifie au contraire que leurs capacités peuvent irriguer plusieurs dimensions de la société simultanément. Une enseignante transmet à des générations d’élèves. Une chercheuse contribue à la connaissance collective. Une entrepreneure crée de la valeur et peut générer des emplois. Une ingénieure participe à la résolution de problèmes complexes. Une agricultrice formée peut contribuer à améliorer les pratiques de production. Une journaliste peut élargir l’espace public par la qualité de son information. Une citoyenne instruite peut participer plus pleinement aux décisions qui concernent sa communauté. L’effet de l’éducation dépasse donc largement la personne qui la reçoit.

Préparer des femmes capables de construire le monde que nous ne connaissons pas encore

Notre époque connaît une transformation rapide des technologies, du travail, de l’économie et des modes de communication. Les sociétés qui préparent leurs jeunes uniquement aux métiers d’aujourd’hui risquent de ne pas les préparer suffisamment aux réalités de demain. C’est pourquoi l’éducation doit développer non seulement des connaissances, mais aussi la capacité d’apprendre continuellement.

Les filles doivent pouvoir accéder aux sciences, aux mathématiques, aux technologies, à la recherche, à la création, à l’entrepreneuriat et aux métiers émergents. Elles doivent également pouvoir développer leur pensée critique, leur capacité d’analyse, leur créativité et leur aptitude à travailler avec les autres. Pourtant, même lorsque l’accès à l’éducation progresse, des écarts persistent dans les domaines scientifiques et technologiques: selon l’UNESCO, les femmes représentent encore environ 35 % des diplômés dans les domaines STEM, ce qui montre que l’accès à l’école ne suffit pas toujours à garantir une représentation équilibrée dans les secteurs qui façonneront une part importante de l’économie et de la connaissance de demain.

Il ne s’agit donc pas de préparer une génération à reproduire le monde que nous connaissons. Il s’agit de lui donner les moyens intellectuels et humains de construire celui que nous ne connaissons pas encore. Et cela concerne également les garçons. Investir dans les filles ne signifie pas abandonner les garçons. Une société qui élargit les possibilités offertes aux filles élargit son potentiel collectif. L’objectif n’est pas de remplacer une exclusion par une autre, mais de construire un système dans lequel chaque enfant puisse développer ses capacités.

Ce que nous donnons aujourd’hui à nos filles fera partie du monde que nous laisserons demain

Il est tentant de considérer l’éducation comme une dépense parmi d’autres dans les budgets publics. Mais une société qui ne finance pas suffisamment l’éducation ne fait pas simplement une économie à court terme. Elle reporte souvent le coût de ses insuffisances sur les générations suivantes.

Une école de qualité coûte des ressources. Former des enseignants exige du temps. Construire des infrastructures demande des investissements. Développer l’enseignement technique, scientifique et universitaire suppose des choix budgétaires et institutionnels. Mais l’absence de ces investissements possède également un coût. Lorsqu’une génération reçoit moins de connaissances, moins de compétences et moins de possibilités que ce que son époque aurait pu lui offrir, cette insuffisance peut se transmettre. À l’inverse, lorsque l’on donne à une génération les moyens d’apprendre, de créer et de contribuer, elle peut transmettre davantage à celle qui vient après elle.

C’est ainsi que l’éducation devient une politique du temps long. Elle ne transforme pas toujours immédiatement une nation. Elle transforme progressivement les personnes qui, demain, transformeront à leur tour leurs familles, leurs entreprises, leurs institutions, leurs communautés et leurs pays.

L’avenir de l’humanité ne sera jamais garanti par une seule politique

Il faut toutefois éviter une autre simplification. L’éducation des filles ne peut pas, à elle seule, garantir l’avenir de l’humanité. Aucun investissement unique ne le peut. La paix, la réduction des inégalités, la santé, la protection de l’environnement, la qualité des institutions, la stabilité économique, l’accès à la justice, la recherche scientifique et la coopération internationale sont également essentiels.

Mais aucune de ces ambitions ne peut être durablement portée sans des femmes et des hommes capables de les comprendre, de les défendre, de les mettre en œuvre et de les transmettre. C’est pourquoi l’éducation occupe une place particulière. Elle ne constitue pas seulement un secteur parmi d’autres. Elle contribue à former les personnes qui feront fonctionner tous les autres secteurs. Et lorsque nous veillons à ce que les filles disposent des mêmes possibilités de développer leurs capacités, nous ne faisons pas uniquement progresser une catégorie de la population. Nous augmentons la diversité des intelligences, des expériences, des compétences et des perspectives disponibles pour affronter les problèmes communs.

Investir dans nos filles, c’est élargir notre avenir commun

Au fond, la question dépasse largement l’école. Elle concerne notre conception de la société. Que faisons-nous lorsqu’une jeune fille possède une intelligence que son environnement n’a pas les moyens de développer? Que faisons-nous lorsqu’une adolescente rêve de devenir scientifique, médecin, agricultrice, entrepreneure, enseignante, ingénieure, artiste ou dirigeante? Que faisons-nous lorsque les circonstances économiques, sociales ou sécuritaires menacent de réduire ses possibilités avant même qu’elle ait pu découvrir l’étendue de ses capacités?

Nous pouvons considérer ces situations comme des problèmes individuels. Ou nous pouvons comprendre qu’elles touchent à quelque chose de beaucoup plus grand: la manière dont une civilisation utilise son potentiel humain.

Sous le soleil de la Caraïbe, mais avec les yeux tournés vers tous les horizons, cette conviction mérite d’être affirmée avec sérénité et détermination: aucune société ne peut se permettre de laisser dormir une partie de ses capacités humaines. Chaque fille qui apprend, chaque adolescente qui poursuit sa formation, chaque jeune femme qui transforme ses connaissances en compétence, chaque professionnelle qui transmet son savoir contribue à élargir le champ des possibles.

C’est pourquoi investir dans nos filles, ce n’est pas seulement investir dans leur avenir. C’est investir dans la capacité de nos sociétés à apprendre, à créer, à transmettre et à construire. C’est élargir les possibilités de notre avenir commun.

Yvon Bonhomme
Editor in Chief
CPGNNews
CaribPulse Global News Network

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