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HAÏTI : ALIX DIDIER FILS AIMÉ VEUT CONDUIRE LA TRANSITION VERS DES ÉLECTIONS CRÉDIBLES

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Entre impératif sécuritaire, stabilité politique et reconstruction démocratique, la Primature tente de repositionner Haïti sur une trajectoire de gouvernance maîtrisée. Mais des experts et anciens acteurs internationaux mettent en garde contre un calendrier irréaliste.

Par la rédaction de CPGNNews
Port au Prince | Analyse politique et gouvernance

La transition haïtienne avance dans un climat régional et international marqué par l’inquiétude. À sa tête, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé s’emploie à incarner une forme de continuité institutionnelle et de discipline gouvernementale autour d’un objectif devenu presque existentiel pour le pays: conduire Haïti vers des élections crédibles, seules capables de restaurer une légitimité démocratique durable.

Dans ses récentes orientations stratégiques, le chef du gouvernement a répété que la transition ne devait pas devenir un cycle politique sans fin, mais aboutir à la reconstruction progressive des mécanismes constitutionnels de l’État haïtien. Selon plusieurs sources proches de la Primature, il travaille désormais du matin jusqu’à tard dans la nuit avec les équipes techniques du Conseil Électoral Provisoire (CEP) pour accélérer la finalisation du nouveau décret électoral ainsi que l’élaboration d’un budget réactualisé destiné à l’organisation des prochains scrutins.

Dans les cercles gouvernementaux, cette phase est considérée comme l’une des plus sensibles du processus. Car au-delà des enjeux administratifs, il s’agit de convaincre à la fois la population haïtienne, les acteurs politiques nationaux et les partenaires internationaux que l’État conserve encore la capacité opérationnelle d’organiser un retour ordonné à la légalité démocratique et de rétablir progressivement une gouvernance crédible et prévisible.

Dans un pays profondément éprouvé par des années d’instabilité, la stratégie du gouvernement privilégie une approche graduelle fondée sur la stabilisation progressive plutôt que sur les annonces spectaculaires. Cette ligne est défendue par plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile qui soutiennent l’actuelle gouvernance transitoire. Parmi eux figurent des partis et plateformes politiques de divers horizons, des organisations de la société civile engagées dans la refondation institutionnelle, ainsi que des personnalités indépendantes issues du monde académique, du secteur privé et d’anciennes figures de l’administration publique. Tous estiment que le maintien d’une cohésion institutionnelle minimale dépasse aujourd’hui les rivalités partisanes traditionnelles.

Abel Descolines, ancien député et porte-parole du parti politique CAHDOA (Collectif des Acteurs Haïtiens pour le Développement et l’Organisation Alternative), l’un des principaux artisans et signataires du «Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections», signé en février 2026 entre le gouvernement, des partis politiques, des représentants du secteur privé et certaines organisations de la société civile, assume cette ligne sans détour. Joint par CPGNNews, il n’a pas cherché à minimiser l’ampleur des défis. «Le Premier ministre n’est pas un magicien. Il hérite d’un État à l’agonie. Ceux qui attendent des résultats en six mois vivent dans un rêve. Mais l’alternative, c’est le chaos total. CAHDOA soutient cette transition parce qu’elle offre une fenêtre, étroite certes, mais réelle, pour reconstruire des bases minimales.»

Proche du Premier ministre, Abel Descolines reconnaît les imperfections sans en faire un drame. «Oui, il y a des faiblesses techniques. Oui, la sécurité est catastrophique. Oui, certains cadres ne sont pas à la hauteur. Mais quelle est l’autre proposition? Laisser le pays s’effondrer complètement? Attendre dix-huit mois, vingt-quatre mois, sans rien faire? L’immobilisme a aussi un prix, et il est insoutenable.» Il insiste également sur la nécessité d’un débat constructif. «Les critiques sont légitimes, mais elles doivent aussi s’accompagner de propositions concrètes. Le gouvernement tente au moins d’enclencher une dynamique institutionnelle dans un contexte extrêmement fragile.»

L’ancien parlementaire reconnaît toutefois qu’il reste des progrès à faire sur le dialogue politique. «CAHDOA pousse pour élargir le cercle des concertations. La porte n’est pas fermée, contrairement à ce que certains disent. Mais on ne peut pas non plus attendre un consensus parfait. Il n’existe pas en Haïti. Il faut avancer avec ceux qui veulent avancer, tout en maintenant la possibilité d’un élargissement futur du dialogue national.»

Cet équilibre politique repose sur un socle relativement large: plusieurs formations politiques, allant de courants historiques à des plateformes plus récentes, des réseaux citoyens et des organisations professionnelles, tous ayant paraphé l’accord sur la gouvernance qui a permis la continuité de l’exécutif.

Pourtant, ce tableau volontariste se heurte à des réalités autrement plus rugueuses. CPGNNews a sollicité plusieurs experts indépendants pour confronter le discours officiel aux conditions réelles du terrain. Leurs réserves sont significatives.

Jean Robert Lamarre, expert en organisation électorale et ancien conseiller technique de plusieurs missions électorales en Afrique et en Haïti, ne mâche pas ses mots. «À l’heure actuelle, il est quasiment impossible d’organiser des élections crédibles en Haïti dans un horizon de moins de dix-huit mois. Je ne parle pas d’élections parfaites. Je parle d’élections minimalement acceptables.»

Il énumère trois obstacles majeurs. «La sécurité d’abord: plus de soixante pour cent de la zone métropolitaine de Port au Prince échappe encore au contrôle de l’État. On ne peut pas tenir un scrutin national quand des bureaux de vote ne peuvent pas être ouverts. La logistique ensuite: refaire les listes électorales, produire les cartes d’électeur, former les assesseurs, acheminer le matériel. Dans un pays stable, cela prend douze à dix-huit mois. En Haïti, avec la fragmentation du territoire, c’est encore plus long. La confiance politique enfin: aucune partie prenante ne fait vraiment confiance au processus aujourd’hui. Reconstruire cette confiance exige des gestes forts et du temps. Un décret électoral ne suffit pas.»

Marie Florence E. Célestin, responsable d’une organisation de défense des droits humains en Haïti, abonde dans le même sens. Son organisation suit de près les conditions de tenue des scrutins depuis 2015. «Organiser des élections sans garanties minimales de sécurité pour les électeurs, les candidates et les observateurs, c’est organiser un simulacre. Nous avons déjà vu cela par le passé. Des élections non crédibles aggravent la crise au lieu de la résoudre.»

Elle pointe également l’absence de dialogue politique inclusif. «Le gouvernement parle d’élections, mais refuse encore de s’asseoir avec des secteurs entiers de l’opposition et de la société civile. Un processus électoral crédible commence par un pacte national sincère, pas par une déclaration unilatérale.» Elle conclut: «Les conditions ne sont pas réunies pour des élections dans les douze mois. Précipiter les choses serait irresponsable.»

À ces alertes s’ajoute le témoignage d’un ancien cadre de la MINUSTAH, expatrié ayant travaillé plusieurs années en Haïti et qui a requis l’anonymat. «J’ai vu passer plusieurs transitions haïtiennes. Celle-ci a des intentions louables, mais j’exprime de sérieuses réserves quant à la capacité d’une bonne partie de l’équipe en place. Beaucoup de ces personnes n’ont tout simplement pas le niveau technique requis pour les exigences de l’heure.»

Il précise sa pensée. «Ce n’est pas un problème de volonté. C’est un problème de compétence et d’expérience. Gérer un processus électoral dans un pays en crise multidimensionnelle demande des professionnels aguerris, des spécialistes des listes électorales, des logisticiens capables de travailler sous tension sécuritaire. Ce que je vois aujourd’hui à la Primature et dans certaines institutions techniques est en deçà de ce qu’exige la situation. Le Premier ministre Fils Aimé semble sérieux. Mais un homme seul, même travailleur, ne peut pas compenser les faiblesses structurelles d’une administration vidée de ses cadres expérimentés. Sans un renforcement technique rapide et massif, y compris par des recrutements internationaux ciblés, le risque d’échec est très élevé.»

Une réponse officielle de la Primature

Sollicitée par CPGNNews pour réagir à ces critiques, la Primature a accepté d’apporter des clarifications. Sans chercher à minimiser les difficultés ni à alimenter une confrontation publique avec les experts interrogés, le cabinet du Premier ministre assume la complexité de la situation tout en défendant une approche qu’il considère imparfaite, mais nécessaire dans le contexte actuel.

«Le Premier ministre prend acte des réserves exprimées par les experts et anciens acteurs internationaux. Il ne prétend pas que la route est facile, ni que les conditions idéales sont réunies. Il constate simplement que l’attentisme n’est plus une option. Attendre dix-huit mois ou davantage, c’est prendre le risque d’une délégitimation définitive de l’État.»

Sur la question des compétences, la réponse officielle ne botte pas en touche. «Il est exact que l’administration haïtienne a perdu beaucoup de ses cadres les plus expérimentés au cours des dernières années. C’est une conséquence directe de l’instabilité chronique. Mais le Premier ministre a clairement indiqué qu’il n’exclut pas un appui technique international ciblé, y compris des recrutements ponctuels, pour renforcer les équipes électorales. L’orgueil n’a pas sa place ici. L’efficacité, si.»

Sur le calendrier, la Primature nuance sans fermer la porte. «Le gouvernement ne s’interdit aucun ajustement. Si les experts estiment qu’un délai plus long est inévitable, la discussion reste ouverte. Mais l’essentiel est de maintenir une pression constante vers l’objectif électoral. L’horizon doit être clair, même s’il est mobile.»

Enfin, sur le dialogue politique, la réponse reconnaît un point de vigilance. «Le Premier ministre est conscient que le Pacte national signé avec plus de deux cents acteurs politiques et citoyens ne couvre pas tout l’éventail de la société haïtienne. La porte reste ouverte à d’autres voix. L’inclusion n’est pas un slogan pour lui, c’est une condition de crédibilité.»

La note se conclut sur une tonalité plus institutionnelle. «Alix Didier Fils Aimé sait que beaucoup doutent. Il sait aussi que l’histoire haïtienne est jalonnée de transitions avortées. Mais il refuse d’incarner une énième parenthèse. Il travaille comme il le peut, avec les moyens du bord, dans un pays qui saigne. Le redressement d’Haïti exigera non seulement des critiques légitimes, mais aussi une mobilisation collective des compétences nationales et internationales.»

À Washington, l’OEA réaffirme son engagement en faveur de la stabilisation d’Haïti

Au moment où les débats autour du calendrier électoral et des capacités institutionnelles de l’État haïtien se poursuivent, l’Organisation des États américains (OEA) a renouvelé son soutien aux efforts de stabilisation d’Haïti lors d’une réunion du Conseil permanent tenue le 6 mai 2026 à Washington.

Devant les représentants des États membres, le Secrétaire général de l’organisation, Albert Ramdin, a dressé un état des lieux des initiatives engagées dans le pays, en mettant l’accent sur la sécurité, le processus électoral et la coordination de l’aide internationale.

Dans son intervention, le chef de l’OEA a insisté sur la nécessité d’accompagner les solutions «portées par les Haïtiens eux-mêmes», tout en renforçant la coopération entre les autorités nationales et les partenaires internationaux. Il a notamment évoqué la mise en œuvre progressive de la Feuille de route pour la stabilité et la paix, présentée comme le principal cadre d’action de l’organisation dans le pays.

Sur le volet politique, Albert Ramdin a salué l’adoption du décret électoral en décembre 2025, estimant qu’il s’agit d’un tournant permettant de passer «d’une logique d’intention à une phase de préparation concrète». Selon l’organisation, cette évolution ouvre la voie à une structuration plus opérationnelle du processus électoral, même si d’importants défis demeurent sur le terrain. L’OEA affirme accompagner le Conseil électoral provisoire à travers une assistance technique portant sur les technologies électorales, l’organisation du scrutin et le renforcement des capacités institutionnelles.

Le responsable a également détaillé les actions entreprises dans le domaine sécuritaire. Selon lui, l’organisation oriente désormais son appui vers des mécanismes plus opérationnels, notamment à travers le soutien à la composante civile de la Force de répression des gangs, le renforcement des capacités policières et le développement des enquêtes financières liées au crime organisé.

L’OEA a par ailleurs présenté un tableau de bord destiné à assurer le suivi des engagements pris dans le cadre de la Feuille de route. Cet outil vise à améliorer la transparence des interventions, le suivi des résultats et la coordination entre les différents partenaires impliqués dans la réponse à la crise haïtienne. Pour plusieurs observateurs internationaux, cette approche traduit une volonté d’éviter les improvisations institutionnelles qui ont fragilisé plusieurs précédentes transitions haïtiennes.

Le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’OEA, Jean Josué Pierre, a pour sa part estimé que le rapport présenté reflète «la réalité du terrain», évoquant certains signes d’amélioration dans la capitale tout en appelant à poursuivre les efforts de stabilisation.

Plusieurs diplomates présents à Washington reconnaissent toutefois, en privé, que la réussite du processus dépendra moins des annonces institutionnelles que de la capacité réelle des autorités haïtiennes à améliorer progressivement la sécurité et à restaurer un minimum de confiance publique. Malgré ces réserves, la tonalité générale des échanges laisse apparaître une volonté croissante des partenaires régionaux d’éviter un nouvel enlisement politique en Haïti.

Pour des observateurs caribéens, cette posture traduit également une évolution discrète mais importante: une partie de la communauté internationale semble désormais privilégier une logique d’accompagnement progressif de la transition plutôt qu’une multiplication de solutions imposées de l’extérieur. Une approche plus prudente, mais jugée par plusieurs diplomates comme potentiellement plus durable dans le contexte haïtien actuel.

L’intérêt stratégique des pays caribéens : une Haïti stable pour une région sécurisée

Pour plusieurs analystes caribéens, cette coalition gouvernementale révèle surtout une compréhension croissante des enjeux géopolitiques entourant la stabilité d’Haïti. L’effondrement prolongé des institutions haïtiennes aurait des conséquences directes sur l’ensemble de la région, migratoires, sécuritaires et économiques.

Les pays caribéens, et plus particulièrement la CARICOM, ont un intérêt stratégique direct à voir Haïti retrouver un État fonctionnel et sécurisé. Une Haïti instable, c’est d’abord des flux migratoires non contrôlés vers les Bahamas, la Jamaïque, Trinité et Tobago et les autres îles de la Caraïbe orientale, qui mettent à rude épreuve leurs systèmes d’accueil. Ce sont aussi des routes maritimes plus exposées au trafic d’armes, de drogue et de personnes, avec des ramifications dans toute la région. C’est une fragilisation de l’ensemble de l’espace caribéen face aux pressions extérieures, aux ingérences et à la criminalité transnationale. Et c’est un coût économique lourd pour les voisins, contraints d’absorber les chocs humanitaires et sécuritaires sans bénéficier d’une coopération institutionnelle haïtienne stable.

CPGNNews a pu entrer en contact avec cinq représentants de pays membres de la CARICOM, ainsi qu’avec deux grandes ambassades de pays amis d’Haïti, qui ont confié leur intention de soutenir activement le processus de transition conduit par le Premier ministre Fils Aimé. Selon ces sources diplomatiques, une communication étroite et régulière est maintenue avec la Primature sur l’ensemble des dossiers prioritaires: sécuritaire, électoral et humanitaire.

Un diplomate basé à Port au Prince, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré à notre rédaction: «Nous sommes en contact quasi quotidien avec les équipes du Premier ministre. La coordination est bonne, et nous voyons une réelle volonté de transparence et de méthode de la part du gouvernement haïtien. L’objectif est d’éviter les erreurs des transitions précédentes.» Interrogé sur les réserves des experts, il a répondu: «Nous sommes conscients des difficultés techniques et sécuritaires. Personne ne croit à des élections demain. Mais il faut un point de départ. L’approche graduelle du Premier ministre nous semble la moins mauvaise.»

Ce positionnement diplomatique fait écho aux récentes déclarations officielles de la CARICOM. L’organisation régionale a réaffirmé que la transition devait être courte et prioritairement consacrée au rétablissement de la sécurité, à l’organisation des élections et à la relance socio-économique du pays.

Malgré ce soutien de principe, la question sécuritaire demeure le principal défi. Des portions importantes du territoire national restent sous l’influence de groupes armés. La population continue de subir les effets combinés de la violence, de l’inflation et de la détérioration des services publics. Mais selon des collaborateurs du Premier ministre, ce dernier considère que la restauration progressive de l’autorité de l’État et l’organisation des élections doivent avancer parallèlement, dans une dynamique de reconstruction graduelle de la confiance nationale.

«Il travaille d’arrache-pied», confie un proche de la Primature sous couvert d’anonymat. «Les discussions portent autant sur la sécurité que sur la gouvernance économique, les mécanismes électoraux, les besoins humanitaires et les relations avec les partenaires internationaux. L’objectif est de sortir Haïti de la logique permanente de survie institutionnelle.»

Le Premier ministre a également évoqué la signature récente d’un pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, soutenu, selon lui, par plus de deux cents formations politiques et organisations citoyennes. Cette initiative aurait été favorablement accueillie par plusieurs partenaires régionaux et internationaux, qui y voient un signal de volonté de dialogue interne.

Il convient toutefois de noter que des transitions antérieures en Haïti ont bénéficié d’un soutien diplomatique similaire sans aboutir à des élections crédibles. La prudence reste de mise, comme le rappellent les témoignages concordants de l’expert électoral, de la responsable des droits humains et de l’ancien cadre onusien: la route est encore longue, et le risque d’échec reste élevé.

Pourtant, plusieurs diplomates caribéens, notamment en provenance de Nassau, Kingston, Port d’Espagne, Bridgetown et Georgetown, reconnaissent discrètement qu’une transition capable d’aboutir à des élections relativement crédibles, dans un climat de stabilité institutionnelle minimale, constituerait déjà un tournant significatif pour le pays et pour l’ensemble du bassin caribéen.

Dans cette période de fortes incertitudes, le Premier Ministre Alix Didier Fils Aimé tente d’imposer une approche mêlant prudence, continuité et réorganisation progressive de l’État. Une stratégie qui, sans promettre de solution miracle, cherche avant tout à convaincre qu’Haïti peut encore retrouver le chemin d’une gouvernance légitime, fonctionnelle et reconnue par sa population comme par ses partenaires régionaux et internationaux.

Il le fait avec une forme d’humilité discrète, presque inaudible dans le fracas habituel de la communication politique haïtienne. Il ne promet pas des lendemains qui chantent. Il promet du travail, de la méthode, et une foi obstinée dans la possibilité d’un État debout. Cela suffira-t-il? Rien n’est moins sûr. Mais c’est peut-être, pour l’heure, la seule promesse qu’un pays épuisé puisse encore entendre sans rire ni pleurer.

CPGNNews remercie les représentants diplomatiques, experts et anciens acteurs internationaux qui ont accepté de partager leurs analyses avec notre rédaction, et continuera de suivre cette transition aux côtés de ses partenaires médiatiques caribéens.

Un appel à réaction est lancé aux lecteurs, acteurs politiques et organisations citoyennes. Leurs témoignages peuvent être adressés à redaction@cpgnnews.com. Une sélection sera publiée prochainement.

Par la rédaction de CPGNNews
Port au Prince, le 8 mai 2026

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